Cérémonial
pour les Maintenances
A l’intention des Confrères Pénitents, il est utile de rappeler
quelques règles d’usage pour la bonne tenue des cérémonies et, plus
généralement, pour le témoignage que nous offrons lors de nos
processions.
Processions
Après avoir revêtu son sac, dans le lieu préparé à cet
effet, les Confrères se rassemblent en respectant l’ordre pré établi
suivant, pour rejoindre le lieu où se déroulera la célébration
eucharistique.
Seuls les Confrères qui appartiennent à l’un des deux Ordres de
chevalerie reconnus par le Vatican (Ordre Souverain de Malte ou
Ordre Équestre du Saint Sépulcre), voire qui ont été honorés par le
Saint Siège (bene merenti, Ordre pontifical), par un Diocèse
(mérite diocésain) ou la médaille de l’Hospitalité de Lourdes,
peuvent porter une décoration sur leur sac, à l’exclusion de
toutes autres et principalement civiles.
Ordre
de marche de la procession :
-
En tête du
cortège, le « Régidor à la cloche » (symbole du bourreau qui
ouvrait la marche vers le lieu des supplices du condamné à
mort), rythme le pas de la procession au son lugubre de la
cloche.
-
A sa suite
vient le Labarum (étendard de la Maintenance), porté par trois
membres de la Confrérie d’appartenance du Grand Maître de la
Maintenance en exercice.
-
Viennent
ensuite les Confréries présentes, chacune avec sa propre
bannière à l’exclusion de toute croix de procession, dans
l’ordre alphabétique croissant ou décroissant (l’ordre étant
inversé une année sur deux) des villes de leur provenance.
-
En présence
de plusieurs Confréries pour une même ville, l’ordre s’établira
selon l’usage local.
-
La
procession se clôture par les membres du bureau de la
Maintenance, précédant les Grands Maîtres honoraires et le Grand
Maître en exercice.
-
Suivent :
le porteur de la croix de procession (seulement en présence d’un
évêque le Christ crucifié est tourné vers ce dernier), les
enfants de chœur, les thuriféraires, puis le clergé dans l’ordre
suivant : les diacres, les chapelains et prêtres accompagnateurs
des Confréries, le clergé du Diocèse d’accueil, l’Evêque du lieu
accompagnant l’Aumônier Général de la Maintenance.
Chaque Confrérie veillera à suivre sa propre bannière, portée par
un de ses membres et précédés par les porte bâtons de procession.
Seuls les confrères en tenue peuvent prendre place dans la
procession. Les membres de chaque Confrérie forment cortège, en rang
par deux, clôturé par les dignitaires de chaque Confrérie. Ces
derniers précèdent ainsi le porte bannière de la Confrérie suivante.
Pour la bonne tenue des processions, il est demandé
d’observer un alignement correct sur deux rangs et, faut-il le
rappeler, soit de garder le silence, soit de prendre part aux
chants qui accompagnent la procession.
A l’entrée de la Cathédrale, le Régidor annonce au son
de la cloche l’entrée de chaque confrérie. Les Pénitents se
découvrent la tête et avancent jusqu’à l’emplacement de l’autel par
l’allée centrale. Afin d’éviter les « effets d’accordéon » et de
permettre – selon les cas – de s’incliner deux par deux devant
l’autel, l’allure des processions est généralement très modérée.
L’inclination – deux par deux – se fait, devant l’autel, a l’entrée
dans l’église, jamais à la sortie.
Chaque Confrérie rejoint sa place par les allées
latérales, les porte-bannières se rendent au lieu indiqué par le
Cérémoniaire (souvent dans le chœur).
Attitude
générale dans l’église
Par respect pour la figure du Christ crucifié, on ne croise pas les
jambes, dans les cérémonies ou célébrations diverses dans l’enceinte
d’une église.
En cas d’installation dans les stalles du chœur,
veiller instamment a ce que l’usage des miséricordes ne soit pas une
source de bruit intempestif.
La participation aux chants liturgiques est importante
pour l’élévation de la prière de chacun.
Chant
du Notre Père
L’attitude du pénitent, en tenue, pendant la prière du Notre Père,
doit être celle des religieux, c’est à dire avec les mains dans les
manches de son sac, que cette prière soit récitée ou chantée.
Baiser
de paix
Le baiser de paix « descend » toujours de l’autel. Il
est donné par le célébrant ou annoncé par le diacre. Le premier de
chaque rang donne le baiser de paix à son voisin sur le côté. Ce
dernier doit donc attendre de le recevoir pour le donner, a son
tour, à son voisin immédiat. Celui qui se trouve en bout de rang
aura à transmettre le baiser de paix à son confrère qui se trouve
derrière lui.
Le baiser de paix se donne en écartant les bras
et en prononçant « la paix du christ » ou « Pax Tecum ». Il se
reçoit mains jointes (et non pas bras écartés) en répondant
« amen ».
Pour éviter toute confusion ou hésitation lors de
l’échange de paix, deux Pénitents se donnent l’accolade en
s’inclinant vers la droite (tempe gauche de l’un effleurant la tempe
gauche de l’autre), une seule fois (éviter les embrassades).
Communion
La communion est reçue soit « in ore »,
soit dans la main. Il est souhaitable que les Confrères Pénitents
reçoivent la communion « in ore ». Pour ceux qui la
reçoivent dans les mains, faut-il le rappeler, la communion ne se
prend pas, mais se reçoit, deux mains ouvertes, paumes tournées
vers le haut.
Dans le cas ou il n’y a pas de table de communion, une
courte génuflexion ou une inclination est faite, juste avant de
recevoir le corps du christ (au moment ou la personne qui précède
est elle-même en train de le recevoir).
Une fois retourné à sa place, chacun aura soin, si
possible, de prier à genoux, puis, dans tous les cas, de rester
debout jusqu’à ce que le tabernacle soit refermé, conformément à
la liturgie. Les seules dérogations ne sont tolérées que pour les
personnes à qui la station debout est pénible.
La bénédiction finale se reçoit en pratiquant une brève
génuflexion, en même temps que le signe de la croix.
Sortie
La sortie de l’église s’effectue dans le même ordre que
l’entrée. Chaque Confrérie attend le passage de son porte-bannière
pour le suivre en rang par deux, jusqu’au lieu de rendez vous prévu
pour se changer. Il est rappelé de ne pas s’incliner dans l’allée
centrale en quittant son banc afin d’éviter les ralentissements au
départ de chaque groupe.