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Monseigneur Norbert TURINI    

 Evêque de Perpignan Elne 

                                                                                                   

VOUS AVEZ DIT SYNODALITE !

Cela ne vous a pas échappé, depuis plusieurs mois le Pape François a mis l’Eglise Universelle en état de réflexion en préparation du synode sur la synodalité qui se tiendra à Rome en octobre 2023.

En amont de cet évènement, il consulte très largement le Peuple de Dieu (ministres ordonnés, vie religieuse, laïcs) des 5 continents. Certainement que dans vos diocèses, à partir du document préparatoire : « Pour une Eglise synodale : communion, participation, mission » et à l’initiative de votre évêque, des groupes de fidèles se sont formés pour réfléchir et approfondir les dix pôles thématiques essentiels afin de faire des propositions pour avancer vers une Eglise vraiment synodale.

Pour le Saint Père la synodalité est l’antidote au cléricalisme qui a plongé l’Eglise dans beaucoup de scandales, particulièrement ceux des abus sexuels sur mineurs.

Mais qu’est-ce que la synodalité ?

La définition du mot synode est simple : « marcher ensemble ». Vous avez tous eu l’expérience de ces marches en montagne avec ceux qui veulent aller plus vite que les autres, ceux qui restent à la traîne et, subsiste au milieu, un petit noyau qui suit le premier de cordée. Les premiers arrivent au sommet épuisés d’avoir couru, il faut attendre les derniers, et ceux du milieu gèrent au mieux.

Ce n’est pas de cette manière-là que marche l’Eglise. Son premier de cordée, c’est le Christ et par le don de l’Esprit, Il apprend à tous les marcheurs de Son Peuple à ajuster leurs pas sur ceux des autres. C’est une façon de dire que dans l’Eglise, le Christ nous appelle à nous mettre au service les uns des autres et non sous les ordres des uns et des autres avec

·         des plus forts qui ont le pouvoir et qui veulent à tout prix arriver aux premières places,

·         et des plus faibles : ceux qui obéissent et qui ne disent jamais rien parce qu’ils sont soumis justement à la loi des plus forts.

 Bien entendu : les pasteurs doivent prendre des décisions pour le bien du Corps entier dirait St Paul, mais jamais seuls, toujours en communion avec l’ensemble des marcheurs. C’est cette communion, cette synodalité que nous sommes invités à vivre, à bâtir en la pratiquant. Il nous faut y parvenir pour l’intégrer à la vie et à la mission de nos Eglises particulières. L’Esprit ne parle pas à uniquement à ceux qui ont mission d’accompagner le troupeau à la suite du Christ mais à tous les membres du Peuple de Dieu, à tous les baptisés et, en particulier, aux plus humbles. Personne n’est assez pauvre pour n’avoir rien à dire ! 

Le Concile Vatican II déjà a beaucoup insisté sur ce fait : dans l’Eglise, l’Esprit Saint nous apprend à nous mettre à l’écoute les uns des autres. C’est une forme d’exercice du service ecclésial pour entendre ce que l’Esprit dit aux Eglises et qu’elle progresse sans cesse dans sa mission de proposer à tous l’Evangile du Christ et d’accueillir de nouveaux frères et sœurs dans la foi.

« Que les laïcs manifestent aux pasteurs leurs besoins et leurs désirs avec cette liberté et cette confiance qui conviennent à des fils de Dieu et à des frères dans le Christ. Selon la science, la compétence et l’autorité dont ils jouissent, les laïcs peuvent, et même parfois ils doivent donner leur avis en ce qui concerne le bien de l’Eglise. » Concile Vatican II

La synodalité n’est pas une simple question d’organisation, de réforme des structures, mais un état d’esprit, ou plutôt un état d’Esprit avec un E majuscule.  Et cela passe par la prière, afin de nous laisser habiter par le feu et le souffle de l’Esprit Saint.

L’Eglise qui est envoyé à la Pentecôte est déjà synodale puisque tous étaient fidèles à la prière, au partage du pain, à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle. Et cela n’est pas étranger à l’appel du Christ : « Que tous soient un, comme toi Père tu es en moi et moi en toi Qu’ils soient uns en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé ». Jn 17/21

C’est avec ces quatre fondamentaux : écoute, prière, communion et fraternité que se construit aussi la synodalité.

Nos confréries, je le crois profondément, sont de belles écoles de synodalité. Elles peuvent et doivent apporter leur témoignage et leur expérience à cette grande réflexion à laquelle nous engage le Pape François.

 

+Norbert TURINI               Evêque de Perpignan Elne                                                                                                                                                                                                                                                                                  Aumônier général de la Maintenance                                                                                                                                                                                                                                                                               

 

 

 

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