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Messages de François DUNAN

Grand Maître de la Maintenance

 

ARCHIVE 2008 : Avant la Maintenance de LOURDES

A l’initiative de nos confrères italiens, nous sommes appelés à nous réunir tout prochainement lors du PREMIER Chemin International des Confréries qui se tiendra à Lourdes en ce 150ème anniversaire des apparitions.

      Notre vie au sein de chacune de nos confréries, pas plus que notre pratique de la charité, ne sauraient souffrir l’isolement ; elles doivent se nourrir constamment de l’expérience vécue auprès de chacun de nos confrères. Bien plus, notre engagement de pénitent ne peut s’entendre qu’enté à la communauté formée par notre confrérie d’origine, comme à celle plus riche et diverse constituée de nos vénérables institutions au sein de l’Eglise universelle. 

En outre, notre Saint Père Benoît XVI reconnaît nos confraternités comme « des écoles populaires de foi vécue et des creusets de sainteté ; elles pourront continuer à être dans la société « ferment » et « levain » évangélique et contribuer à susciter ce réveil spirituel que nous souhaitons tous »[1], nous invitant dès lors à poursuivre notre mission de « sincères et généreux ouvriers de l’Évangile ».

             Aussi, par notre présence débordante à Lourdes du 4 au 6 avril prochain, sachons répondre à cette nécessité de partage comme à l’invitation de notre Pasteur.

           Que soit salué le travail exceptionnel accompli par deux de nos Confrères italiens Giacomo Cerruti & Valerio Odoardo, ardents initiateurs de cette rencontre. Depuis plus de deux ans, animés d’une foi inébranlable, ils sillonnent l’Europe et assurent un lien précieux entre la Secrétairerie d’Etat, le Sanctuaire de Lourdes, l’Hospitalité, nos Maintenance et Confederazione Nationale.

             Au niveau de notre Maintenance, nos Confrères Xavier-Louis Maria et Jean-Paul Méheut se sont dépensés sans compter depuis l’origine pour organiser, structurer, négocier avec doigté notre rencontre de Lourdes, jonglant avec une facilité confondante entre le français, l’italien, le catalan … jusqu’au latin.

  Notre plus chaleureuse reconnaissance à tous leur est acquise, assurés du succès de ce premier Chemin International, étape importante vers de plus amples et régulières réunions fraternelles.

                                                         Frère François Dunan

                                    

 

ARCHIVE 2007 : Lors de la Maintenance 2006, organisée avec passion par nos confrères de Valréas dans leur enclos des Papes, le conseil d’administration nouvellement installé m’a confié la charge de Grand Maître.

       Je vous renouvelle mes plus chaleureux remerciements pour la confiance que vous me témoignez et vous assure de mon complet dévouement dans l’exercice de cette charge. Avant tout, je souhaite rendre un vibrant et affectueux hommage à mes deux prédécesseurs : le regretté Comte de Saint Priest d’Urgel et le Professeur Georges SOUVILLE, sans l’indéfectible dévouement desquels notre Maintenance comme, d’une certaine manière nos propres confréries, ne seraient pas devenues ce qu’elles sont : des promoteurs actifs et écoutés de la « civilisation de l’Amour ». N’entendant pas sacrifier à l’actualité qui impose de délivrer un programme, je préfère, au gré de quelques paraboles évangéliques, vous livrer une réflexion personnelle imagée sur ce à quoi nous devons tendre, un programme de vie en quelque sorte, au sein de nos confréries comme en dehors :

*          Si « chaque arbre se reconnaît à son fruit » [1] qu’en est-il de l’essence même de notre engagement de pénitent ? En d’autres termes, remplissons-nous suffisamment nos existences d’actes de charité et de générosité ?

*          « Être une lampe sur le lampadaire, et non sous le boisseau » [2] : voilà une forme étonnante d’évangélisation à laquelle nous autres pénitents sommes appelés, au cœur du monde et à la tête de taches matérielles des plus variées !

*          « Porter de beaux fruits » [3] : parce que la plénitude de notre cœur transparaît dans nos actes, nous avons le devoir de servir là où nous nous sentons appelés.

Sachons ne pas oublier le sens comme la particularité de notre appartenance ; sachons l’éprouver à l’aune d’une formation régulière, d’actions de charité inventives et d’un souci permanent de confraternité.  A la mesure de la sincérité de notre engagement doivent être l’amour et la joie de servir (Bienheureuse Teresa de Calcutta).

                                                          Frère François Dunan

[1] Évangile selon Saint Luc 6, 43-49

[2] Évangile selon Saint Marc 4, 21-25

[3] Évangile selon Saint Matthieu 7, 15-20