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Messages de François DUNAN
Grand Maître de la Maintenance
Archive 2011 :
La vitalité de nos Confréries de Pénitents
s’apprécie tant à la lumière des missions
qu’elles poursuivent qu’à celle des vocations
qu’elles suscitent, notamment lors de la
création des Pénitents Noirs de
Toulon
en 2007, comme lors de la renaissance des
Pénitents Blancs de Saorge
en 2009 ou ceux de
Tence
en 2010.
Si
l’on doit s’en féliciter et vivement encourager
un tel renouveau, il demeure nécessaire de
rappeler les fondamentaux propres à une telle
démarche et le rôle d’accompagnement fraternel
de notre Maintenance.
Rappelons que nos confréries de Pénitents sont
avant tout des mouvements d’Eglise, exemple
multiséculaire de l’engagement des laïcs
soucieux de conjuguer une démarche
d’approfondissement de leur foi au sein d’une
confraternité humaine et la poursuite d’actions
de charité. Par ailleurs, parce qu’elles
comptent parmi les acteurs majeurs de l’histoire
passée comme contemporaine de leurs cités, nos
confréries s’emploient à préserver bien des
richesses architecturales et intellectuelles.
Enfin, certaines revêtent le statut canonique
« d’association privée de fidèles ».
Reste que nos fraternités constituées pour
accueillir le don de Dieu dans des œuvres
spirituelles, le sont également pour nous mettre
au service des plus démunis au moyen de nos
œuvres matérielles. Tout pénitent doit avoir
constamment à cœur de lier ces deux actions :
dévotion et vie caritative, en d’autres termes
de se nourrir d’une vie communautaire ouverte
sur le monde et vigilante mais également
d’éprouver et de vivifier sa foi dans l’action
et la prière. Un tel engagement exige de chacun
qu’il s’y donne pleinement.
Convenons qu’une telle exigence et le souci de
maintenir une sereine vitalité ecclésiale,
nécessitent que soient rappelées les étapes
nécessaires lors de tout projet de création ou
de renaissance :
-
En tout premier lieu, l’initiative doit
venir d’un groupe de laïcs engagés et d’eux
seuls ;
-
Puis, il convient de s’assurer des buts
poursuivis et de leur adéquation à nos
particularismes – les confréries de
pénitents loin s’en faut n’ayant aucune
exclusive tant en matière de dévotion que
d’actions caritatives !
-
Lors d’une création, selon le charisme
souhaité, choisir sous quel vocable se
placer ;
-
En présence d’une chapelle existante,
s’enquérir de sa propriété comme de sa
disponibilité ;
-
Puis, il importe de recueillir l’accord
formel de l’Evêque du diocèse, lequel pourra
légitimement se rapprocher de notre Aumônier
Général ; la demande doit être présentée par
le Curé de la paroisse mettant en évidence
la plus-value apportée dans sa paroisse, et
en divers domaines, par la constitution en
confrérie du groupe de paroissiens
demandeurs ;
-
Identifier les futurs pénitents, puis mener,
sous la houlette fraternelle d’une confrérie
existante et du Bailli, un cycle de
formation d’au moins un an
en liaison avec le curé de la paroisse (ou
le futur aumônier, s'il devait être
différent), sous l'autorité et les
directives de l’Evêque ; prémisses des
futures et nécessaires périodes de
noviciat ;
-
Solliciter son adhésion à la Maintenance
auprès du Conseil d’administration, laquelle
ne saurait intervenir sans l’accord formel
préalable délivré par l’Evêque du diocèse ;
-
Pour enfin envisager, idéalement en
partenariat avec les pouvoirs publics, la
célébration des festivités tant attendues.
C’est dans le strict respect de ces règles que
nous maintiendrons notre vocation à être de
« sincères et généreux ouvriers de l’Evangile ».
Frère François
Dunan
ARCHIVE 2008 :
Avant la Maintenance de LOURDES
A
l’initiative de nos confrères italiens, nous
sommes appelés à nous réunir tout prochainement
lors du PREMIER
Chemin
International des Confréries qui se
tiendra à Lourdes en ce 150ème
anniversaire des apparitions.
Notre vie au sein de
chacune de nos confréries, pas plus que notre
pratique de la charité, ne sauraient souffrir
l’isolement ; elles doivent se nourrir
constamment de l’expérience vécue auprès de
chacun de nos confrères. Bien plus, notre
engagement de pénitent ne peut s’entendre
qu’enté à la communauté formée par notre
confrérie d’origine, comme à celle plus riche et
diverse constituée de nos vénérables
institutions au sein de l’Eglise universelle.
En outre,
notre Saint Père Benoît XVI reconnaît nos
confraternités comme « des écoles populaires
de foi vécue et des creusets de sainteté ; elles
pourront continuer à être dans la société «
ferment » et « levain » évangélique et
contribuer à susciter ce réveil spirituel que
nous souhaitons tous »,
nous invitant dès lors à poursuivre notre
mission de « sincères et généreux ouvriers de
l’Évangile ».
Aussi, par notre présence
débordante à Lourdes du 4 au 6 avril prochain,
sachons répondre à cette nécessité de partage
comme à l’invitation de notre Pasteur.
Que soit salué le travail exceptionnel accompli
par deux de nos Confrères italiens Giacomo
Cerruti
& Valerio
Odoardo, ardents initiateurs de cette
rencontre. Depuis plus de deux ans, animés d’une
foi inébranlable, ils sillonnent l’Europe et
assurent un lien précieux entre la Secrétairerie
d’Etat, le Sanctuaire de Lourdes, l’Hospitalité,
nos Maintenance et Confederazione Nationale.
Au niveau de notre Maintenance, nos Confrères Xavier-Louis
Maria
et Jean-Paul
Méheut
se sont dépensés sans compter depuis l’origine
pour organiser, structurer, négocier avec doigté
notre rencontre de Lourdes, jonglant avec une
facilité confondante entre le français,
l’italien, le catalan … jusqu’au latin.
Notre plus chaleureuse reconnaissance à tous
leur est acquise, assurés du succès de ce
premier Chemin International, étape importante
vers de plus amples et régulières réunions
fraternelles.
Frère
François
Dunan
ARCHIVE 2007 : Lors de la Maintenance
2006, organisée avec
passion par nos confrères de Valréas dans leur enclos des Papes,
le conseil d’administration nouvellement installé m’a confié la
charge de Grand Maître.
Je vous renouvelle mes plus chaleureux remerciements pour
la confiance que vous me témoignez et vous assure de mon complet
dévouement dans l’exercice de cette charge. Avant tout, je souhaite rendre un vibrant et affectueux
hommage à mes deux prédécesseurs : le regretté
Comte de
Saint Priest d’Urgel et le
Professeur Georges SOUVILLE,
sans l’indéfectible dévouement desquels notre Maintenance
comme, d’une certaine manière nos propres confréries, ne
seraient pas devenues ce qu’elles sont : des promoteurs actifs
et écoutés de la « civilisation de l’Amour ».
N’entendant pas sacrifier à l’actualité qui impose de
délivrer un programme, je préfère, au gré de quelques paraboles
évangéliques, vous livrer une réflexion personnelle imagée sur
ce à quoi nous devons tendre, un programme de vie en quelque
sorte, au sein de nos confréries comme en dehors :
Si « chaque
arbre se reconnaît à son fruit » [1]
qu’en est-il de l’essence même de notre engagement de pénitent ?
En d’autres termes, remplissons-nous suffisamment nos existences
d’actes de charité et de générosité ?
« Être une
lampe sur le lampadaire, et non sous le boisseau »
[2] : voilà une forme
étonnante d’évangélisation à laquelle nous autres pénitents
sommes appelés, au cœur du monde et à la tête de taches
matérielles des plus variées !
« Porter de
beaux fruits » [3] : parce que
la plénitude de notre cœur transparaît dans nos actes, nous
avons le devoir de servir là où nous nous sentons appelés.
Sachons ne pas oublier le sens comme la particularité de notre
appartenance ; sachons l’éprouver à l’aune d’une formation
régulière, d’actions de charité inventives et d’un souci
permanent de confraternité. A la mesure de la sincérité de notre engagement
doivent être l’amour et la joie de servir (Bienheureuse Teresa
de Calcutta).
Frère François
Dunan
[1]
Évangile selon Saint Luc 6, 43-49
[2]
Évangile selon Saint Marc 4, 21-25
[3]
Évangile selon Saint Matthieu 7, 15-20
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